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Société


ATTITUDE CORE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par p:barthollet   
06-12-2006

Selon l’étude Génération Attitudes qui a été menée dans toute la Suisse en 2005 et 2006, les nouvelles valeurs des jeunes et les Attitudes qui en découlent se regroupent autour de huit tendances principales. Quelques-unes ont été développées dans les précédents numéros du magazine. Intéressons-nous pour l’édition de cet hiver à l’Attitude Core.


Attitude Core


Image Remontons aux racines de cette Attitude. L'état d'esprit Core est déjà issu en Europe, de la glisse sur les vagues des côtes basques dans les années '60 et des sports dits de nouvelle génération, tels le roller ou le skateboard, apparus avec le développement de nouveaux moyens de déplacement dans les années '80. Mais le développement au début des années 90 des différentes disciplines du snowboard et l'explosion du freestyle a définitivement consacré le règne des Cores. Le freestyle, qui est avant tout un état d'esprit, est né en opposition aux schémas traditionnels des sports d'hiver, aux règles traditionnelles du planté de bâton du ski alpin et au confinement à l'intérieur des pistes balisées. Le ski a fini de nos jours par récupérer cet état d'esprit pour mieux s'associer aux phénomène de glisse : "Aujourd'hui, le public n'associe plus seulement le ski à la compétition, mais à la recherche du plaisir, la communion avec les éléments, le dépassement de soi... " déclarait Nathanel Fresnois, responsable du partenariat nouvelles glisses chez Dynastar, dans Le Monde daté du 25 octobre 05.

 Le vent dans les cheveux et le taux d’adrénaline à la hausse, les Core dévalent les rues des villes ou les pistes des stations et surfent sur les sommets des vagues de l'océan. En quête de sensations fortes, ils prônent la liberté et l’épanouissement par le sport. Mais pas n’importe quel sport : les Core adhèrent à l’esprit glisse. Le sport, ça doit être fun, synonyme de plaisir et de convivialité. Pas question de s’entraîner péniblement pour le prochain marathon ou de s’acharner à soulever des poids dans une salle de fitness. Peu concernés par les prises de tête politiques et mystiques, les Core privilégient l’amusement et la satisfaction tirée des progrès réalisés sur leur planche. Etre hybride, issu du croisement entre le sportif confirmé, le joyeux fêtard et le cascadeur téméraire, l’adepte de la glisse est avant tout cool. Au niveau du look, il fuit la complication et la sophistication et recherche le confort dans ses vêtements. Le ton est donné : les Core ne sont pas des fashion victims. S’ils apprécient les marques de surf ou de snowboard, c’est avant tout pour leur design spécialement conçu pour la pratique des sports de glisse. Hip-hop, reggae, techno, métal ou pop, les Core sont éclectiques dans leurs choix musicaux. Dans ce domaine, comme dans les autres, le sectarisme n’est pas de mise.
Hédonistes et pacifistes, les Core apprécient les rapports humains, mais demeurent fondamentalement individualistes. La participation à un groupe découle de la pratique commune de la glisse, source de motivation et d’inspiration, mais pas une fin en soi.

D’une manière générale exprimée dans un sens plus large, paradoxalement, aujourd'hui les adeptes de l’attitude Core ont de moins en moins un état d'esprit formé par les pures riders et de plus en plus une mentalité forgée par les grandes marques de l'industrie de la glisse qui défendent le style vestimentaire de la prochaine saison à coup de clips de snowboard.

Nous avons rencontré un jeune vaudois, Manu 17 ans, assez proche des valeurs affichées par les Cores, passionné plus par le skate que le snow. Pour lui, le look varie en fonction des activités, mais revêt aussi une importance et une utilité.

- As-tu un look préféré, est-il le reflet de toi ?
J'en ai plusieurs, c'est ça le problème. Ça dépend. Niveau skate, le style c'est important.
Ceux qui cherchent un sponsor, il faut qu'ils regardent aussi leur look. Pour mon look, mes marques préférées sont Mada, DC, DJK, Nike etc.

- Pratiques-tu tes activités seul ou en groupe ?
Souvent en groupe. On fait du skate. Y a des jours, on a des contests.

- As-tu une philosophie de vie ?
Ouais. Ce que je voudrais, c'est faire que du skate.
Mais comme toute personne, on est obligé d'avoir un boulot.
Pour moi, le skate c'est un sport. Ça me fait du bien. J'me défoule. Si j'ai pas ça dans la semaine, je pète un plomb.

- Comment vois-tu ton avenir ?
Faire comme les vrais pro-skaters. Dans les X-Games, et tout ça.

- Et au niveau du métier ?
J'en ai déjà un : nettoyeur en bâtiment, mais j'aimerais changer. J'aimerais faire peintre en bâtiment.

- Es-tu engagé dans une cause ?
Non.

- Tes valeurs ?
Les filles.
 
NOËL DANS LE MONDE Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par a:gakavian   
06-12-2006
Image
Lac de Van (Van See) - Aghdamar Church 10.a.c.
  

Décembre aux pieds blancs s'en vient,
An de neige et an de bien.

En Occident, c’est au IVe siècle que l’on fixa la date de la naissance de Jésus le 25 décembre, nativité célébrée par toutes les églises chrétiennes, sauf l’église orthodoxe.
Et de par le monde, comment fête-t-on Noël, qui correspondait en fait au solstice d’hiver et à une ancienne fête païenne ?

 

Christianisme contre paganisme

Dans la Rome Antique, bien avant la naissance de Jésus, la fin de l’année solaire était l’occasion de célébrations vouées dieu des semailles et de la fertilité, Saturne. Les Saturnales se déroulaient du 17 au 24 décembre. Au premier siècle avant J-C, on célébrait à Rome le culte de Mithra, divinité perse de la lumière. On fêtait le 25 décembre, pour le solstice d'hiver, la naissance de Mithra, le Soleil Invaincu. Le 25 décembre a été improprement décrété jour du solstice d’hiver lors du passage du calendrier lunaire au calendrier solaire (calendrier Julien de base de notre calendrier actuel). La fête de Noël n'existait pas au début du christianisme. C'est seulement lorsque celui-ci s’est imposé que l'Église a cherché à déterminer le jour de la naissance de Jésus, sur lequel les évangiles ne disent rien. Diverses dates ont été proposées : le 6 janvier, le 25 mars, le 10 avril... Les premiers chrétiens fêtaient Noël le jour de l’épiphanie, le jour des rois mages, le 6 janvier.
C’est au IVe siècle lorsque l’empereur Constantin instaura le christianisme religion officielle que l’on choisit la date du 25 décembre. Il fallait donc désormais adorer non plus le Soleil Invaincu, mais celui qui l’avait créé. Cette superposition de fête chrétienne sur une fête païenne se retrouve encore dans les symboles que sont le houx, le gui, le sapin et les cadeaux qui contrairement à ce que l’on pourrait croire remontent à ces temps anciens.

Autour du monde

Russie
Autrefois, c'était Babouschka (grand-mère) qui apportait les cadeaux le 6 janvier. Mais comme les communistes voulaient se débarrasser de la religion, ils ont remplacé les traditions qui faisaient référence à Jésus par d'autres coutumes.
C'est Ded Moroz (grand-père givre) qui apporte les cadeaux, accompagné de Snegourochtka (petite neige) car ce que l'on fête en fin d'année, c'est l'hiver et la neige. Les sapins ne s'appellent pas sapins de noël, mais arbres du nouvel an et Ded Moroz ne passe pas le 24, mais dans la nuit du 31. A Moscou, beaucoup d'enfants vont à la fête de Noël au Kremlin, puis rentrent chez eux dîner : soupe de poisson, koulibiac (feuilleté de saumon), flan de semoule et de raisins secs, thé bouillant...

Arménie
C’est le premier pays chrétien du monde, qui, sous l’impulsion de Saint Grégoire l’Illuminateur en 301, adopta le christianisme comme religion d’Etat. Pour l’Eglise Arménienne, la Nativité a eu lieu le 6 janvier, jour de l’Epiphanie. La « légende » dit que les Rois Mages ont vu l’Etoile du Berger briller au solstice d’hiver. Ils se sont mis en route pour arriver à Bethléem au moment de la naissance, le 6 janvier, avec de l’or, de l’encens et de la myrrhe. Le repas de Noël arménien se déroule en famille et un échange de cadeaux a également lieu. C’est Garante Baba, à l’image du père Noël de la tradition catholique, qui fait la distribution. Puis le repas commence par des mézés. La table se remplit d’une multitude de plats : soudjour (saucisson aux épices), pasterma (tranches très fines de viande enduite d’une pâte épicée) etc.

Allemagne
Noël commence avec l'Avent et la couronne de branches vertes où l'on a fixé quatre bougies. Le premier dimanche de l'Avent, on allume la première bougie, la deuxième, le deuxième dimanche, et ainsi de suite.  Et puis il y a la surprise du soir de Noël, quand apparaît un messager qui se présente au nom du «Christ-Kind" Jésus ; c'est un enfant vêtu de blanc, comme un ange avec des ailes dorées dans le dos et qui agite une clochette. À ce signal, on sait que c'est Noël.

Palestine
Dans le pays où Jésus est né, on célèbre Noël une première fois, le 24 décembre, pour les chrétiens catholiques et protestants, une seconde fois, le 6 janvier, pour les Grecs orthodoxes, Coptes, et Arméniens. Mais dans l'église de la Nativité à Bethléem, brillent ensemble les lampes allumées par toutes les Églises chrétiennes.

Joyeux Noël !

Cette année, pourquoi vous en tenir à un banal « Joyeux Noël ! » quand vous pourriez dire: Chnorhavor Surb tsnund en arménien, miilaad majiid en arabe, C Pождеством (S rojdestvom) en russe, Noël ya furaha en swahili, ou pourquoi pas Nedeleg laouen en breton.
 

Flash info

Le service de renseignements téléphoniques du numéro 111 ne répond plus depuis le 1er janvier 2007. Au lieu du traditionnel 111 il faut désormais composer un numéro à 4 chiffres commençant par 18.
 

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