Berlinale 2018 – Panorama : Entretien avec Nicolas Wagnières pour son documentaire Hotel Jugoslavija

Quel endroit plus emblématique qu’un hôtel mythique, ayant servi de vitrine et symbole à un État qui n’existe plus, pour revisiter les scories de l’histoire qui ont amené une région à feu et à sang et qui actuellement ne cesse de chercher sa voie. Cet endroit, le vidéographe lausannois Nicolas Wagnières l’a trouvé à Novi Belgrade dans l’espace de l’Hotel Jogoslavija, à la fois témoin et acteur des moments qui ont marqué l’ex-Yougoslavie, de Tito à Milosevic, du socialisme de marché au nationalisme d’après Chute du mur de Berlin et de la désintégration du pays.
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Berlinale 2018 – du 15 au 25 février, la chasse à l’Ours d’or est ouverte !

Avec ses 385 films – de tous genres et formats – présentés dans 12 sections, la Berlinale reste le festival qui rend le plus justement un instantané de l’état du monde et des évolutions artistiques cinématographiques. Toujours très politique, il s’empare des sujets qui agitent l’actualité mais permet également de dévoiler des réalités qui ne font pas la Une de nos différents écrans. C’est également à Berlin que les évolutions cinématographiques s’exposent sans peurs, dans toutes les sections, compétition comprise, mais il est vrai principalement dans une section ouverte à toutes les expérimentations, celle gérée par l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – Arsenal.
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Entretien avec Salim Saab, réalisateur de Beyrouth Street : Hip-Hop au Liban

Salim Saab, alias Royal S, est un rappeur, journaliste et animateur radio franco-libanais, réalisateur du documentaire Beyrouth Street : Hip-Hop au Liban. Le titre est un peu délusoire, car il s’agit plutôt de la culture hip-hop à Beyrouth, voire même une déclaration d’amour à cette ville scarifiée par 15 ans de guerre, mais vibrante d’énergies qui, au-delà de l’instinct de survie et du maintien de l’équilibre fragile trouvé après-guerre civile, font montre de volonté de reconstruction et de réappropriation de sa propre identité. La culture hip-hop est un de ces moyens d’expression qui a émergé dans le milieu des années nonante et instauré une culture urbaine underground militante.
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Pessac : « Anne Morgan, une Américaine sur le front », documentaire de Sylvain Bergère, révèle l’action méconnue d’Américaines volontaires et bénévoles, venues aider le Nord de la France à se reconstruire

En 1917, dans le Nord de la France dévasté par la guerre, des volontaires américaines vont s’atteler à soulager les populations civiles, les soigner, leur apporter aide matérielle et soutien moral. À leur tête, Anne Morgan, femme libre et fille du richissime banquier John Pierpont Morgan, qui, au grand dam de sa famille et de son milieu, part, sur la base du volontariat et du bénévolat, aider les populations françaises en pleine Grande Guerre. L’action de ces femmes sera photographiée et filmée, livrant un témoignage inédit et captivant de cette époque.
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Pessac : « L’Esprit de 45 », film documentaire réalisé par Ken Loach, sorti en 2013, rappelle les acquis du parti travailliste

Présenté au Festival du film d’histoire de Pessac, The spirit of 45 a pour sujet la victoire du Parti travailliste avec son chef, Clement Attlee, en 1945, et les avancées sociales qui ont suivi, jusqu’à leur écrasement par les victoires conservatrices.
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[Audio] Entretien avec Frederick Wiseman pour Ex libris : The New York Public Library

Ex libris : The New York Public Library critique lors de sa présentation à la Mostra(, ndlr.), le denier documentaire du cinéaste américain Frederick Wiseman est projeté aux Cinémas du Grütli, en présence du réalisateur.
Frederick Wiseman, qui affiche avec sérénité une fringante et infatigable curiosité d’esprit pour l’humanité, nous a accueillis dans un hôtel de la rade pour un entretien qu’il a tenu à réaliser en français.
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[audio - English] Ai Weiwei expose au Musée des Beaux-Arts de Lausanne et nous parle de son documentaire Human Flow

Ai Weiwei, fils du célèbre écrivain Ai Qing, né en 1957 à Pékin, a émigré en 1983 aux États-Unis où il a découvert le ready-made de Marcel Duchamp et le pop art d’Andy Warhol. À son retour en 1993, il s’est mis à développer son œuvre tout en s’engageant en faveur de ses collègues artistes chinois, par des activités curatoriales (exposition Fuck Off, 2000, Shanghai) et de publication dans le secret de l’underground.
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Battre la campagne / A Campaign of Their Own

Le titre donné par le réalisateur Lionel Rupp (membre du collectif d’artistes Zooscope) à son documentaire, présenté en compétition à la dernière édition des Visions du Réel, mériterait à lui seul toute une digression sur le sens des titres et des différences qu’ils peuvent présenter selon la culture de la langue véhiculée. Le film est suisse, l’histoire est étasunienne et le titre original en anglais.
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Etats-Unis, 2016 : la campagne électorale des primaires bat son plein. En ce qui concerne la désignation pour le camp démocrate, tout le monde – ainsi que le monde entier – est persuadé qu’Hillary Clinton va l’emporter haut la main. Mais un homme venu de sa gauche lui tient la dragée haute, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, qui peut compter sur une organisation de volontaires dévoués mais aussi remplis d’attentes envers leur candidat.
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FIFF 2017 : Carré 35, d’Eric Caravaca ou l’autopsie documentée qui mêle la grande histoire à l’histoire familiale et ses non-dits

Après avoir remporté le César du meilleur espoir masculin en 2012 avec C’est quoi la vie ?, en passant derrière la caméra en 2006 avec le film Le passager, l’acteur français d’origine espagnole, Eric Caravaca signe sa deuxième réalisation, Carré 35, documentaire présenté en séance spéciale au Festival de Cannes et qui fait partie de la programmation de la compétition officielle de la 32ème édition du FIFF de Namur. Le samedi 1er octobre, l’acteur Éric Caravaca est venu en tant que réalisateur parler au public à l’issue de la projection de son film au Cameo.
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FIFF 2017 : La place de l’homme, de Coline Grando, brise un tabou sociétal

En collaboration avec la SCAM, le Festival programme tous les jours à 18h30 des documentaires belges, format long métrage, une belle fenêtre ouverte sur ce genre que l’on voit très peu, voire trop peu sur grand écran. Les films proposés cette année sont: Boli Bana de Simon Gillard; Les Éternels de Pierre-Yves Vandeweerd; La place de l’homme de Coline Grando; Rester Vivants de Pauline Beugnies; Rien n’est pardonné de Vincent Coen et Guillaume Vandenberghe; Ya me voy de Sebastien de Buyl; Les deux visages d’une femme Bamiléké de Rosine Mbakam; Celui qui saura qui je suis de Sarah Moon Howe.
Samedi 30 septembre en fin d’après-midi, dans une perte salle du Cinéma Caméo, on projette le film de Coline Grando, La place de l’homme, qui présente le témoignage épuré, face caméra, d’un panel d’hommes de vingt à quarante ans confrontés à une grossesse non prévue, par conséquent non désirée, et le plus souvent interrompue.

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