Berlinale 2018 – Minatomachi (Inland Sea) in Forum und The Silk and the Flame in Panorama

Die beiden in unterschiedlichen Sektionen der Berlinale gezeigten Filme ergäben ein reizvolles Double Feature. Beide zeigen uns abgeschiedene kleinste Ortschaften, in Japan der eine, in China der andere. Beide befassen sich eingehend mit den Themen des Alterns und dessen tiefgreifenden Folgen. Beide erzielen ihre Wirkung mit angenehm zurückhaltenden Mitteln, beide verlassen sich auf die Bildkraft des Schwarz-Weiss.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2018 – Panorama: entretien avec la cinéaste géorgienne Tinatin Kajrishvili pour Horizonti (Horizon)

La réalisatrice, scénariste et productrice géorgienne Tinatin Kajrishvili revient à la Berlinale après le succès de son film présenté en 2014, également dans la section Panorama, Brides (Les mariés). Pour Horizonti, son nouveau film, elle est, comme pour Brides, également co-scénariste avec David Chubinishvili et productrice.

Dans le marécage du chagrin
(…)

Lire la suite

Berlinale 2018 – Panorama: Idris Elba gibt sein Regie Debüt mit Yardie

Das 1992 veröffentlichte Buch von Victor Headley über Jamaikaner im London der 80er hatte es Multitalent und Filmstar Idris Elba gleich angetan: dieser Stoff sollte seine erste große Regie Arbeit werden. Das ist nicht eben schwer zu verstehen: ein Gangsta Sujet mit reichlich Pop Kultur, viel Gewalt, pittoresken Schauplätzen und einem Helden im Dauerkonflikt zwischen Gut und Böse.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2018 – Panorama Special : Styx

Styx de Wolfgang Fischer, fait l’ouverture de Panorama Special de la 68è édition de la Berlinale.
Pour sûr, un tel titre n’augure pas d’une comédie ! Effectivement, le titre n’est pas mensonger, il s’agit bel et bien d’un drame. Si, par la formule consacrée et éculée, « l’enfer c’est les autres », le huis clos qui se déroule ici, sur une mer tantôt déchaînée comme l’océan tantôt calme comme un lac, ouvre, comme l’intention existentialiste de la pièce de Sartre, sur ce que les actes individuels – et les non-actes – engageant le collectif.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2018 – Panorama : Entretien avec Nicolas Wagnières pour son documentaire Hotel Jugoslavija

Quel endroit plus emblématique qu’un hôtel mythique, ayant servi de vitrine et symbole à un État qui n’existe plus, pour revisiter les scories de l’histoire qui ont amené une région à feu et à sang et qui actuellement ne cesse de chercher sa voie. Cet endroit, le vidéographe lausannois Nicolas Wagnières l’a trouvé à Novi Belgrade dans l’espace de l’Hotel Jogoslavija, à la fois témoin et acteur des moments qui ont marqué l’ex-Yougoslavie, de Tito à Milosevic, du socialisme de marché au nationalisme d’après Chute du mur de Berlin et de la désintégration du pays.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2018 – du 15 au 25 février, la chasse à l’Ours d’or est ouverte !

Avec ses 385 films – de tous genres et formats – présentés dans 12 sections, la Berlinale reste le festival qui rend le plus justement un instantané de l’état du monde et des évolutions artistiques cinématographiques. Toujours très politique, il s’empare des sujets qui agitent l’actualité mais permet également de dévoiler des réalités qui ne font pas la Une de nos différents écrans. C’est également à Berlin que les évolutions cinématographiques s’exposent sans peurs, dans toutes les sections, compétition comprise, mais il est vrai principalement dans une section ouverte à toutes les expérimentations, celle gérée par l’Institut allemand du film et de l’art de la vidéo – Arsenal.
(…)

Lire la suite

Berlin: Preview Insyriated (Innen Leben) & syrisches Abendessen von The Source

Termin: 20.6. um 19 Uhr im Eiszeit Kino

Kritik von Insyriated (auf Französisch)
Der diesjährige Panorama-Publikumspreis-Gewinner der Berlinale Insyriated (Innen Leben, Belgien 2017, 85 min, OmU) von Philippe Van Leeuw ist ein dicht inszeniertes Kammerspiel: Im zweiten Stock eines Mietshauses in Damaskus harrt eine kleine Gruppe von BewohnerInnen aus.
(…)
Nach der Preview des Films kocht Patrick Blasa von The Source Berlin mit Unterstützung von Geflüchteten ein syrisches Abendessen für die Gäste. Die Berliner Initiative The Source Berlin – Sustainable Food Projects bietet Trainingsprogramme für Geflüchtete an, die ihnen einen Einstieg in den Gastro-Arbeitsmarkt ermöglichen.

Lire la suite

Berlinale 2017 – Panorama : Combat au bout de la nuit

Ce film documentaire qui a la particularité de durer 285 minutes s’ouvre une scène proprement hallucinante qui donne le ton de la forfaiture dont a été victime la société grecque depuis la crise économique mondiale de 2008. Pendant plusieurs minutes, des images de la ville la nuit se succèdent avec en bande-son le président de la session du 12 septembre 2013 de l’assemblée grecque, Kiriakos Virvidakis, qui énumère une série incroyables d’articles qu’il déclare votés alors que la députée de Syriza Zoe Konstantopoulou s’oppose a lieu en répétant inlassablement que ce qui se déroule est une honte, que rien n’est voté. Cette scène emblématique du délitement politique en Grèce et des dysfonctionnements généraux qui en résulte nous ouvre le chemin qui nous mènera en un peu de 5 heures à appréhender à l’échelle de l’humain ce que nous suivons depuis des années de manière abstraite à travers les médias et les rapports des décisions et des sommets internationaux.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2017 Panorama : Ghost Hunting (Istiyad Ashbah)

[Edité le 19 février 2017: Ghost Hunting (Istiyad Ashbah) a remporté le Prix du documentaire, toutes sections confondues]

Dans la veine très prisée en ce moment du re-enactment, le documentaire du réalisateur palestinien Raed Andoni nous fait entrer dans la reconstruction mentale du plus grand centre d’interrogatoire israélien, la prison Al-Moskobiya située à Jérusalem.

Ghost Hunting (Istiyad Ashbah)

À l’âge de 18 ans, Raed Andoni a été emprisonné dans ce centre et subit les interrogatoires. Depuis, les fantômes de cette période hante le documentariste qui a décidé de les faire sortir du placard.
(…)

Lire la suite

Berlinale 2017 – Panorama: Insyriated

Hiam Abbas dans la distribution d’un film, c’est déjà être assuré pour moitié de la réussite d’un projet. L’autre moitié d’Insyriated est menée de main de maître par le réalisateur belge Philippe Van Leeuw qui nous tient captif dans un appartement-refuge – mais pas sanctuarisé – au milieu d’une ville en guerre. Comme le titre l’indique, la guerre est celle qui se déroule en Syrie. Cependant, la situation renvoie à un sentiment de déjà-vu. Déjà-vu à en Espagne dans les années 30. Déjà-vu au Liban dans les années 70-80. Déjà-vu au Rwanda. Déjà-vu à Sarajevo. Déjà-vu partout où la guerre civile sévit, cette forme de guerre, abjecte dans l’abjecte intrinsèque, qui fait de son voisin, de son ami, d’un membre de sa famille le possible bourreau, où les fondements formels ou moraux de base ne tiennent que par la volonté des uns et des autres de rester humains, où la forme la plus primitive de vie devient la règle et se nomme survie.
(…)

Lire la suite