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Brève / KurznachrichtCinéma / KinoCulture / Kultur

Jasmila Žbanić tourne The Missing Part, suite de Quo Vadis, Aida?, dans son pays natal avec une coproduction internationale et un casting européen

La réalisatrice bosnienne, qui vit entre Berlin et Sarajevo, tourne actuellement dans son pays natal la suite du film Quo Vadis, Aida? , intitulée The Missing Part. Présenté à Venise en 2021, le film a obtenu une cinquantaine de prix dans le monde et a été nommé aux BAFTA et aux Oscars. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

VdR 2026 – Alea Jacarandas de Hassen Ferhani : Alger, par le regard. Rencontre

Alger, ville palimpseste, porte en ses murs les strates d’une histoire qui dépasse de loin le seul récit colonial et ses séquelles. Pourtant, qui s’arrête encore pour en déchiffrer les traces ? Qui regarde vraiment, au-delà du quotidien étouffant, ces éclats de mémoire qui affleurent, comme les fleurs violettes des jacarandas, ces arbres exotiques venus d’Amérique latine qui ont, mystérieusement, envahi la capitale algérienne ?
C’est cette question du regard – de ce qui se voit et de ce qui se devine – qui traverse Alea Jacarandas, le nouveau film de Hassen Ferhani, récompensé par le Prix du Jury (section Burning Lights) aux Visions du Réel de Nyon. Sous couvert d’un hommage à son père, l’écrivain et journaliste Ameziane Ferhani, mort brutalement en cours de tournage, l’œuvre devient bien plus qu’un portrait filial : une méditation sur la transmission, la résistance par l’art et cette Algérie « qui surprend », pour reprendre ses mots, mais qui se laisse rarement saisir.

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

VdR2026 – Du soleil et du plomb de Jérôme le Maire : Le mirage de l’énergie verte à l’épreuve du réel. Rencontre

Dans le désert marocain, quelque part entre deux mondes que tout oppose et qu’un simple grillage sépare désormais, un berger regarde passer des camions. De l’autre côté de la clôture, ses moutons. De ce côté-ci, l’avenir énergétique du continent. Ce plan, dont Jérôme le Maire tire toute la puissance évocatrice sans jamais forcer le trait, résume à lui seul la tension irrésolue qui parcourt son documentaire Du soleil et du plomb : deux mondes côte à côte, et pourtant à des années-lumière l’un de l’autre. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

VdR2026 – Heat de Jacqueline Zünd : Habiter un monde qui brûle. Rencontre

Le plan d’ouverture donne le ton de tout ce qui va suivre. Sur une image dévorée par la lumière, des silhouettes de voitures et de passants se dissolvent comme dans une fata morgana – une musique glaciale, presque clinique, accompagne ces formes qui refusent de se fixer. Puis une ligne sonore stridente, et l’on suit une femme noire longer une autoroute sous un soleil qui n’est plus une métaphore. Elle dira : « C’est comme ouvrir la porte d’un four et d’y rester enfermée. » Jacqueline Zünd n’illustre pas la chaleur. Elle la fait entrer par les pores. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

The Narrative de Bernard Weber et Martin Schilt – Le récit d’un coupable idéal. Rencontre

En 2011, le nom de Kweku Adoboli fait la une des journaux du monde entier. Trader chez UBS à Londres, il vient d’avouer une perte de 2,3 milliards de dollars – la plus grande fraude de l’histoire bancaire britannique. Les médias s’emparent immédiatement du récit : voilà le « rogue trader », le banquier cynique, le mouton noir d’un système qui, lui, fonctionnerait normalement. L’affaire est presque trop belle. On est en plein Occupy Wall Street, la colère contre la finance dérégulée gronde dans les rues, et il faut un coupable présentable. Adoboli, jeune homme d’origine ghanéenne élevé en Grande-Bretagne depuis l’âge de douze ans, fera parfaitement l’affaire. (…)

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Cinéma / KinoCulture / KulturRecit / Bericht

38. Internationalen Kurzfilmfestival Dresden – Von Dresden nach Cannes

Gwendola Heck ist die grosse Gewinnerin des 38. Internationalen Kurzfilmfestivals in Dresden. Die einstige Studentin der Filmakademie Ludwigsburg, die jetzt in Leipzig lebt, wurde für ihren Animationsfilm Gaïa mit dem Goldenen Reiter für den besten Kurzfilm im nationalen Wettbewerb ausgezeichnet, der mit 20.000 Euro dotiert ist. Ausserdem ist sie einer der fünf Short Tiger-Preisträger. (…)

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Berlinale 2026Cinéma / KinoCulture / Kultur

À voix basse de Leyla Bouzid – Les non-dits en héritage. Rencontre

À voix basse, le troisième long métrage de la réalisatrice tunisienne et française Leyla Bouzid, a l’odeur des maisons d’enfance. Présenté lors de la Berlinale 2026 en compétition, le film place au cœur de ce drame familial tendu une demeure réelle, chargée de mémoire, que la cinéaste connaît dans ses moindres recoins. Une maison située à Sousse, « que j’ai toujours trouvée très cinématographique, un îlot au milieu de la ville, mangée par la végétation », confie-t-elle. Cette conviction n’a rien d’anecdotique : elle dit quelque chose d’essentiel sur la manière dont Bouzid travaille, sur ce que le cinéma peut faire de l’intime lorsqu’il ose regarder en face ce que les familles préfèrent taire. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Silent Friend d’Ildikó Enyedi – Une mémoire du vivant. Rencontre avec Tony Leung Chiu-wai

Silent Friend d’Ildikó Enyedi s’ouvre sur une image simple et millénaire : un ginkgo biloba au cœur du jardin botanique de Marbourg. Autour de cet arbre centenaire, témoin muet de l’histoire, la réalisatrice hongroise tresse trois époques – 1908, 1972, 2020 –  et trois solitudes en quête de connexion.
Chaque période possède sa propre chair visuelle : le noir et blanc granuleux pour Grete (Luna Wedler), première étudiante en botanique de l’université, dont l’entretien d’admission vire à l’humiliation – un examinateur odieux qui ramène toute question à la sexualité pour la déstabiliser. Elle sort de là et court vers l’arbre afin de reprendre souffle et se recentrer. C’est là qu’elle découvre la photographie comme outil de mesure de la croissance des plantes, s’inscrivant dans la grande tradition des Linné et Goethe, époque où les végétaux occupaient encore une place centrale dans les sciences humaines. Les années 70 arrivent en 16mm aux couleurs passées : un étudiant (Enzo Brumm) qui se dit allergique aux plantes subit, face à l’observation intensive d’un simple géranium, une transformation intérieure silencieuse et décisive. Le numérique froid accompagne, quant à lui, le professeur Wong (Tony Leung Chiu-wai) venu de Hong Kong pour communiquer avec l’arbre et explorer chez les bébés cette « conscience-lanterne », état de méditation diffuse que les adultes perdent au profit de leurs impulsions. Le lien entre les trois fils se noue notamment par une photographie : Wong découvre le cliché de Grete devant le ginkgo, dans la même université, et se dirige à son tour vers l’arbre. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

DJ Ahmet de Georgi M. Unkovski – Tradition et beats électroniques, l’émancipation en douceur

Le premier long métrage de fiction du réalisateur macédonien Georgi M. Unkovski place au centre de son propos le cheminement intérieur d’un adolescent tiraillé entre les héritages du passé et les appels du monde contemporain. Ahmet (Arif Jakup), quinze ans, vit au sein de la communauté issue de la minorité turque Yörük dans un village isolé de Macédoine du Nord. Il partage ses journées entre les travaux de la ferme aux côtés de son père veuf (Aksel Mehmet) et une vie intérieure nourrie par la musique, héritage d’une mère disparue trop tôt. Il n’hésite pas à transformer son tracteur en sound system mobile – ainsi naît DJ Ahmet. Son frère cadet Naim (Agush Agushev), devenu muet depuis ce deuil, est son unique compagnon de route. L’arrivée d’Aya (Dora Akan Zlatanova), une jeune femme revenue d’Allemagne et déjà fiancée contre son gré, va bouleverser cet équilibre fragile. Par ce personnage affleure aussi la thématique de l’immigration vers les pays d’Europe de l’Ouest, si familière aux habitant·es des Balkans. Cette dimension élargit subtilement le récit intime à une réalité socio-économique plus vaste. (…)

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Cinéma / KinoCulture / Kultur

Pompeji: Unter den Wolken (Sotto le nuvole) – Gut beobachtender Bilderbogen aus Neapel

Gianfranco Rosi ist mittlerweile der bekannteste Dokumentarfilmer Italiens. Seine Filme zeichnen vor allem den beobachtenden, unkommentierten Stil (à la Frederick Wiseman) und die Vielfalt der Beobachtungen zu einem Ort oder Thema aus. Und er lässt sich viel Vorbereitungszeit für sein Gezeigtes, vor allem, um bei porträtierten Personen vorher Vertrauen zu schaffen. Bekannt wurde er bereits 2010 mit seinem Film Il Sicario, Room 164, in dem er einen mexikanischen Drogenkartellkiller interviewte, komplett in einem Hotelzimmer gedreht. Bereits dieser Film gewann zwei Nebenpreise in Venedig. Und er wurde danach immer in den Wettbewerb von Venedig oder Berlin eingeladen. 2013 gewann er den goldenen Löwen in Venedig für Sacro gra (Das andere Rom), der Personen und alltägliches Leben neben Roms Ringstrasse zeigt. Mit Fuocoammare (Seefeuer) gewann er 2016 dann den goldenen Bären der Berlinale. Der Film zeigt den Alltag der dort lebenden Menschen und der Flüchtlinge auf Lampedusa. Nach Notturno (2020) über das Überleben zwischen den Kriegen im Nahen Osten und In Viaggio (2022) über die Reisen von Papst Franziskus gewann 2025 sein Pompeji:Unter den Wolken (Sotto le nuvole) in Venedig den Spezialpreis der Jury. (…)

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